Yoo Young Chul

Naissance : 30/11/1969

Nationalité : Corée du Sud

Profession

Comme il est sans emploi, Yoo patrouille les quartiers chauds de Séoul pour racketter les prostituées et leurs proxénètes.

Infractions et Crimes

Assassinats - Cannibalisme - Mutilations

Mode Opératoire

Il choisissait des maisons avec des cours ouvertes, car plus faciles d’accès malgré le risque d’irruption à tout moment. Yoo montait sur les murs et entrait par les portes des cours, cependant avant chaque action il observait de près les mouvements à l’intérieur de la maison pendant plus de dix minutes. Une fois qu’il était sûr d’agir, il s’armait d’une lame de 6 pouces et d’un marteau fait à la main dans le but de tuer. Une fois à l’intérieur de la maison, il frappait la victime avec son marteau et la poignardait à mort. Il effaçait ensuite soigneusement toutes les traces qu’il aurait pu laisser derrière lui malgré l’usage de gants et de chaussures spécialisés. Il mutilait ensuite les cadavres sur certaines parties du corps, qu’il consommait par crainte de mourir d’une crise d’épilepsie. Yoo appelait souvent des prostitués chez lui pour entreprendre des mises à mort. Après les avoir décapité, il traînait leur corps dans la salle de bain pour les mutiler. Il enterrait ensuite les parties restantes dans un chantier ou dans un passage souterrain près de sa maison. “Yoo a reconnu avoir mangé de la chair humaine à quatre reprises,” déclare Lee Dong-ho, le procureur du District central de Séoul en charge de l’enquête. “Nous essayons de savoir s’il dit la vérité. Yoo n’a pas fait preuve du moindre remords lors des interrogatoires. Selon ses dires, il aurait mangé des organes internes pour se “rafraîchir les idées et de se clarifier l’esprit”.”

Victimes

La plupart des victimes de Yoo étaient des hommes âgés, riches ou des prostituées; il a mutilé la plupart de ses victimes et a aussi avoué qu'il mangeait les parties de corps de ses victimes (comme le foie et le cerveau). En raison de son enfance malheureuse qui a été caractérisée par la pauvreté et la violence de ses parents. En effet, ses victimes représentent pour lui les familles heureuses et harmonieuses qu’il s’amuse à détruire par vengeance. Les assassinats débutent le 29 septembre 2003 par un double crime, celui d’un riche couple dans le quartier de Sinsa-dong, au sud de Séoul. Le 9 octobre, c’est au tour de 3 membres d’une même famille de périr à Chongno-gu, Séoul. En novembre, Yoo tue un homme de 71 ans à Kangnam-gu, avant d’aller dans le quartier de Hyewa-dong où il assassine une riche propriétaire de 87 ans, ainsi que son employée de maison. Il met le feu à la demeure pour effacer les indices. La plupart des crimes est commis à l’heure du déjeuner ou dans l’après-midi explique Yoo “car les personnes âgées ne travaillent pas et les jeunes sont au travail.”  Divorcé en mai 2002 pendant un séjour en prison, Yoo jure alors de se venger des femmes et des gens riches. Souffrant de troubles psychiatriques, il est persuadé de mourir jeune à cause des décès par épilepsie de son père et d’un frère aîné de 32 ans. Issu d’une famille pauvre, Yoo perd son père à l’âge de 14 ans et il est brièvement hospitalisé dans un établissement psychiatrique vers le milieu des années 90. Yoo envisage aussi de tuer son ex-femme, qu’il a épousé en 1991 à l’âge de 21 ans et qui est masseuse dans un centre de relaxation pour hommes, mais il renonce à son projet par considération pour son fils de 11 ans. Après s’être attaqué à des gens riches, il choisit pour proies des prostituées qu’il commence à tuer en mars 2004.

Peine

Yoo a été condamné à la peine de mort par un tribunal de Séoul, jugé pour 21 assassinats et reconnu coupable de 20 de ces crimes. Yoo Young-chul a reconnu les assassinats et a indiqué l’endroit où les corps découpés en morceaux ont été enterrés, dans une région montagneuse près de l’Université de Yonsei, à Séoul. Sur les indications du tueur, la police a pu déterrer les restes de 11 victimes jusqu’à présent. Cette affaire arrive au moment où la Corée envisageait de débattre au Parlement de la nécessité de mettre un terme aux exécutions capitales. Suite à l’arrestation de Yoo, un sondage publié dans le journal “Chosun Iibo” démontre que 66% des Coréens est favorable au maintien de la peine de mort. La police a également pris conscience de son retard en matière d’enquêtes sur les criminels sexuels. Le 1er juillet, elle a créé le Vi-CAT, ou Violent Crime Analysis Team, qui s’inspire du VICAP américain du FBI. Cette unité de policiers d’élite est composée d’experts en psychologie criminelle qui va être chargée de mettre en place un système de profilage criminel. Plusieurs responsables ont aussi réclamés la création d’un fichier centralisé des empreintes génétiques malgré la farouche opposition des défenseurs des droits civiques.