Wilhelm Keitel

Naissance : 16/12/2018 – Décès : 16/10/1946

Nationalité : Allemagne

Profession

Maréchal et commandant suprême des forces armées allemandes.

Infractions et Crimes

Complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crime contre l'humanité.

Mode Opératoire

Wilhelm Keitel s'engageait dans l'armée dès 1901. Durant la Première Guerre Mondiale, il sera nommé commandant de batterie et deviendra membre de l'état major. Après cette guerre, il demeurera dans l'armée allemande puis se verra attribuer un rôle d'instructeur à l'école de cavalerie de Hanovre de 1920 à 1922. En 1922 Wilhelm Keitel deviendra commandant d'un régiment d'artillerie. A l'arrivée d'Hitler au pouvoir, Wilhelm Keitel deviendra chef de service du ministre de la Défense avant de prendre le commandement d'une division d'infanterie. En 1938 il deviendra le chef suprême des troupes et sera nommé par Hitler lui même. Toutefaois, lorsque l'Allemagne se lance dans la Seconde Guerre Mondiale, Wilhelm Keitel ne semble pas adhérer aux méthodes de ce dernier. En effet, Wilhelm Keitel s'opposait aux invasions de la Pologne, de la France ainsi qu'à « l'opération Barbarossa », et présentait à chaque fois sa démission mais cette dernière était systématiquement refusée. De fait, Wilhelm Keitel devenait de plus en plus passif et accomplissait tout ce qui lui était ordonné et signait tous les ordres avec distance. Après le putch raté des officiers contre Hitler, Keitel occupera la place de président du Tribunal chargé de remettre les insurgés à un tribunal spécial. Son parcours prendra fin le 8 mai 1945, date à laquelle il présentera à l'Union soviétique la capitulation de l'Allemagne.

Victimes

En tant qu'accusé au procès Nuremberg, ce sont l'ensemble des crimes du nazisme qui lui sont reprochés, la préparation de la guerre , la déportation et l'extermination des juifs (plus de 6 millions de morts), et les crimes sur les populations civiles et militaires des pays occupés.

Peine

Au procès de Nuremberg, Wilhelm Keitel, après avoir plaidé non coupable, reconnaissait son « erreur » avant le verdict, fondant sa défense sur une obéissance sans limite. Il sera déclaré coupable des faits reprochés et condamné à la peine de mort. Il sera exécuté par pendaison.