Marie Becker

Naissance : 16/12/2018 – Décès : 30/11/1939

Nationalité : Belgique

Profession

Inconnue.

Infractions et Crimes

Empoisonnements - Tentatives d'empoisonnement - Faux et usages de faux - Vols

Mode Opératoire

Marie BECKER a tenté d'empoisonner de nombreuses personnes et empoisonné 11 personnes entre 1932 et 1936. Cette dame empoisonnait des personnes faisant partie de son entourage. Très souvent elle y avait un intérêt pécuniaire (emprunts d'argent, présence dans les testaments, vols de bijoux...). La première victime était son premier mari en 1932. Estimant que son mariage allait l'empêcher de vivre cette passion avec Lambert Beyer, Marie Becker décidait d'éliminer son mari en lui administrant une dose fatale de Digitaline, produit qu'elle utilisera pour tous les autres crimes. Elle dira à une amie qu'avec ce produit « on meurt comme de mort naturelle ». Cette mort sera suivie de celle de Marie Doupagne-Castadot, son amie à qui elle avait emprunté de l'argent en 1933. Plus d'un an plus tard, Marie Becker avait proposé à une autre amie d'éliminer son mari, cette dernière se plaignant de lui, ce qu'elle ne manqua pas de tenter, mais Hugo Guichner ne mourra pas. En 1934 elle élimina Lambert Beyer puis hérita d'une somme d'argent qu'il lui avait légué dans son testament. En 1935, Marie Becker profite de la nuit passée chez son amie Julie Bossy pour lui administrer la substance mortelle également. C'est après avoir prêté un lot d'obligations à Marie Becker que Catherine Beeken-Poirot mourra en buvant le vin offert par cette dernière. Quelques jours plus tard une tentative d'empoisonnement selon le même mode opératoire sur Marie Bouille avait lieu. Ensuite, Aline Louis Damoutte mourra en avril 1939 en buvant un thé préparé par Marie Becker, suivie de Marie Flohr qui, elle, ne mourrait pas. De même que Lambert Beyer, Marie Remacle disparaissait après avoir mentionné dans son testament Marie Becker comme héritière. Viendra ensuite la mort dans les mêmes conditions de Marie Evrard-Crulle. Quasiment 6 mois espaceront l'empoisonnement de Marie Evrad-Crulle de celui de Marie Stevart qui avait, elle aussi, prêté de l'argent à Marie Becker peu de temps avant de mourir. Alexandrine Lejeune-Blumlein et Marie Dalhem survivront aux tentatives d'empoisonnement. Ce ne sera enfin pas le cas de Marie Willems-Bulté, dont les bijoux disparaitront peu de temps après son décès, Florence Van Caulaert-Lange puis Marie Luxem-Weiss en 1936. L'enquête de police était ouverte sur dénonciation (lettre anonyme) début octobre 1936. Marie Becker sera arrêtée le 12 octobre 1936. L'on trouvera sur elle une bouteille de Digitaline.

Victimes

Au moins 11 victimes.

Peine

Bien que niant l'ensemble des faits reprochés avec cynisme, Marie Becker fut reconnue coupables des faits reprochés le 8 juillet 1938. Elle sera condamnée à la peine de mort. Cette peine n'étant pas d'application en Belgique à cette époque, elle sera transformée en condamnation à la prison à vie.

Références

Livres: Les grands dossiers criminels en Belgique, René Haquin et Pierre Stéphany, Editon Racine Veuve Becker La première Serial-killer, Edition Obsuria Journal : Détective, n°498, paru le 12 mai 1938