Konstantin Von Neurath

Naissance : 22/05/2019 – Décès : 14/08/1956

Nationalité : Allemagne

Profession

Ambassadeur, Ministre des Affaires Etrangères de l'Allemagne (1932-38)

Infractions et Crimes

Complot - Crimes contre la paix - Crimes de guerre - Crime contre l'humanité

Mode Opératoire

Fils d'une famille d'aristocrate, Konstantin Von Neurath étudia le droit à Berlin. Il embrassa ensuite la carrière diplomatique, étant nommé à l'ambassade de Londres en 1903 puis de Constantinople en 1914. Il se battait lors de la Première Guerre Mondiale en tant que capitaine. Après la guerre Konstantin Von Neurath sera nommé ministre au Danemark et occupera deux postes d'ambassadeur en Italie (1922) puis en Grande-Bretagne (1930) avant d'être choisi pour être Ministre des Affaires Étrangères en 1932. En 1937 Konstantin Von Neurath adhère au parti nazi et est nommé général dans la SS. En 1939, alors que Von Neurath avait démissionné depuis un an de son poste (remplacé par Von Ribbentrop), Hitler le nomme protecteur du Reich de Bohême-Moravie. Dès lors, Konstantin Von Neurath met en place une répression politique (syndicats, presse...) avec des exemples féroces, comme l'exécution de 9 étudiants tchèques manifestant contre le nazisme. Il sera démis de ses fonctions en 1941 et remplacé par Reinhard Heydrich en raison de son manque d'efficacité. A la fin de la guerre il est arrêté puis jugé à Nuremberg pour crime contre la paix, conspiration, crime de guerre et crime contre l'humanité.

Victimes

En tant qu'accusé au procès Nuremberg, et particulièrement en tant que diplomate, ce sont l'ensemble des crimes du nazisme qui lui sont reprochés, la préparation de la guerre d'agression et son déclenchement , la déportation et l'extermination des juifs (plus de 6 millions de morts), et les crimes sur les populations civiles et militaires des pays occupés.

Peine

Il sera déclaré coupable des faits reprochés et condamné à une peine de quinze ans de prison. Il est d'ailleurs l'unique condamné aux quatre actes à ne pas être condamné à mort. Il sera mis en liberté 8 ans après sa condamnation pour raisons médicales.