Le Boucher de Lyon

Klaus Barbie

Naissance : 25/10/1913 – Décès : 25/09/1991

Nationalité : Allemagne Nazie

Profession

Chef de la section IV (Gestapo) dans les services de la police de sûreté allemande basée à Lyon.

Infractions et Crimes

Crime contre l'humanité

Mode Opératoire

Klaus Barbie adhérait, en 1933, aux jeunesses hitlériennes. Admis dans la SS en 1935 et commençait à travailler dans les services de sécurité du parti nazi, qui seront transformés en service de renseignement en 1938. Il fut nommé juste avant la guerre Sous-Lieutenant SS. Après l'invasion des Pays-Bas en 1940 il est envoyé sur place dans un détachement de renseignement de la police de sécurité. Après quelques mois, il lui est confié la tâche de poursuivre, rafler et bien souvent exécuter des juifs, des francs-maçons et des émigrés allemands, d'abord à La Haye, puis à Amsterdam. Son zèle et son efficacité lui offrent la croix de guerre et une promotion au grade de lieutenant SS. En 1942, notamment grâce à sa connaissance du français il est envoyé Gex, (dans l'Ain) comme chef de sécurité de cette sous-préfecture. En juin de cette même année il est affecté à la police de sécurité de Dijon puis en novembre à celle de Lyon dans laquelle il est commandant de la section IV chargée de lutter contre les résistants, les communistes, les juifs. Enfin, en février 1943 il devient chef de la Gestapo lyonnaise. C'est dans ce cadre qu'il fait arrêter, torturer et exécuter des centaines de résistants (dont Jean Moulin) et présumés résistants. Il est responsable de l'exécution de nombreux otages en représailles des actions contre l'armée allemande. Il est enfin celui qui a ordonné et fait déporter des milliers de juifs de la région lyonnaise à Drancy. Sa zone d'action pour la traque et l'exécution des résistants et otages ne se limite pas à Lyon. Il est présent dans des répressions dans le Jura, les Vosges, l'Ain ou la Savoie. Durant le retrait des allemands en France, il est blessé mais il finira la guerre en tant que combattant. La guerre finie, il est recherché par les Anglais e les Français comme criminel de guerre. Mais en 1947 il est officiellement employé par les services secrets américains qui l'utilisent, avec d’autres nazis, dans la lutte anticommuniste. Les américains refuseront d'ailleurs de le livrer aux français en avançant son utilité en période de guerre froide et en targuant la France de vouloir une vengeance et non une justice. Mais il s'enfuit d'Allemagne en 1951, accusé de vol, et se réfugie en Argentine (avec l'aide de la CIA), puis en Bolivie sous le nom de Klaus Altmann. Il sera actif dans la contrebande d'arme pour le Pays et à partir de 1964 il collabore dans l'armée bolivienne. Ayant soutenu le coup d'état de Banzer en 1971, avec son organisation paramilitaire d'extrême-droite « les fiancés de la mort », la Bolivie refuse toujours son extradition vers la France. Pourtant, à force de tractation diplomatique (et financière) il sera finalement expulsé en 1983 de la Bolivie et son procès débutera en 1987.

Victimes

Surnommé le « Boucher de Lyon » ses principaux crimes consistent en l'exécution de plusieurs centaines de résistants ou otages de la région lyonnaise (mais aussi des Vosges, du Jura ou de l'Ain) ainsi que la déportation de milliers de juifs vers les camps de concentration. Similaires actes lui sont attribués lors de son action aux Pays-Bas.

Peine

Accusé et reconnu coupable de crimes contre l'humanité il est condamné à la prison à perpétuité. Il mourra en 1991 en prison des suites d'un cancer.

Références

Films: - Mon meilleur ennemi, de Kevin Macdonald, 2007 - Hôtel Terminus : Klaus Barbie, sa vie et son temps, de Marcel Ophüls, 1988 - Le procès Barbie, réalisation et direction artistique de Philippe Truffault, direction éditoriale et historique de Dominique Missika. 6 DVD Arte-Ina, 2011. Livres: - Isabelle Doré-Rivé (sous la dir.), Le procès Barbie: justice pour la Mémoire et l'Histoire, Lyon, Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation, 2005 - Tom Bower, Klaus Barbie. Itinéraire D'un Bourreau Ordinaire, Calmann-Levy, 2003