Enriqueta Marti

Naissance : 16/12/2018 – Décès : 12/05/1913

Nationalité : Espagne

Profession

Servante et nourrice puis prostitution et tenancière de maisons closes.

Infractions et Crimes

Assassinats, enlèvements, proxénitisme.

Mode Opératoire

De nombreuses disparitions irrésolues d’enfants faisaient jour à Barcelone créant la peur parmi les habitants de la ville mais la rumeur a été démentie jusque dans une déclaration du maire de la ville. Néanmoins, le 10 février 1912, Enriqueta Marti a kidnappé sa dernière victime Teresita Guitart Congost. La population a relayé les autorités judiciaires qui leur semblaient trop laxistes dans leurs recherches. C’est alors qu’une femme nom de Claudia Elias, voisine d’Enriqueta Marti au 29 de la rue de Ponent, reconnut Teresita. Elle en informa un ami, matelassier dans la rue qui en avisa à son tour un agent municipal, José Asens, qui avertit son chef, le brigadier Ribot. Enriqueta Mirtat fut arrêtée rue Ferlandina au prétexte de la possession de poules dans son appartement. Les autorités judiciaires ont retrouvé au domicile d’Enriqueta Marti deux fillettes, la petite fille recherchée Teresita et une autre Angelita. Enriqueta Marti mentait aux enfants enlevées en leur disant qu’elle était leur belle-mère ou qu’ils n’avaient pas de parents les obligeant à une vie de détention et d’esclavage. Les enfants n’avaient pas le droit de sortir ou d’apparaître aux fenêtres. La déposition d’Angelita permit de découvrir qu’un autre petit garçon Pepito avait été tué peu de temps avant l’arrivée de Teresita au 29 rue de Ponent. Elle affirma avoir assisté à son assassinat sur la table de la cuisine avant de se cacher dans son lit et de faire semblant de dormir. En outre, les deux fillettes outrepassant les interdictions d’Enriqueta Marti et entre dans une pièce interdite où elles découvrent des vêtements de filles couverts de sang et uncouteau à désosser dans un sac. Les crimes horribles d’Enriqueta Marti furent découverts lors de la deuxième inspection de l’appartement par les policiers. Ils découvraient en effet des sacs remplis de vêtements tâchés de sang, des petits ossements, en tout, pour cet appartement, les ossements de 12 enfants. Ils découvrirent également une pièce remplie de récipients contenant du sang coagulé, des os élimés en poudre, de la graisse et des poils. Enriqueta Marti se servait de ces produits et organes humains afin de fabriquer des crèmes faciales anti-vieillissement, des régénérateurs de peu et des cataplasmes et onguents afin de se prémunir contre la tuberculose. Cette pièce ressemblait à une vraie usine avec d’une part tout ce qui était nécessaire à la fabrication et d’autre part les produits fabriqués prêts à être mise en vente. Il a été établi qu’Enriqueta Marti vendait ses crèmes à la haute société barcelonaise en plus de leur livrer des enfants pour des prestations sexuelles. En outre, les autorités judiciaires ont également découvert des livrets contenant des messages codés ainsi que des formules s’apparentant à des formules de sorcellerie et un carnet contenant une liste de noms de familles importantes de Barcelone qui passa tout d’abord pour la liste des clients de Marti. Cette liste contenait des politiciens, des médecins et des hommes d’affaires. Les autorités judicaires craignant une émeute populaire à l’instar de la Semaine tragique de 1909 démentirent en disant qu’il s’agissait d’une liste de familles auprès desquelles Enriqueta Marti mendiait. D’autres appartements appartenant à Enriqueta Marti mais sous un autre nom furent fouillés. Celui de la rue Tallers, un autre dans la rue Picalqués, et une petite maison dans la rue des Jeux Floraux, à Sants, au sud de Barcelone. Il y fut découvert des fausses cloisons contenant des restes humains, le crâne d’un enfant de trois ans, des os et des vêtements. Les examens des éléments retrouvés permirent d’établir qu’Enrequita Marti ne s’attaquait qu’à des enfants de familles miséreuses au regard de la qualité des vêtements. Enriqueta Marti agissait en véritable chef d’entreprise pendant plus de 20 ans tantôt pout la fabrication de produits vendus à des tarifs très élevés auprès de riches clients et tantôt pour la livraison d’enfants pour des crimes sexuels. Lors de ses interrogatoires elle dit que le monstre n’était pas elle mais ses clients sans pour autant ne jamais donner leur nom. Son mari Joan paul affirma qu’ils n’avaient jamais eu d’enfants et qu’Angelica n’était pas leur fille comme le prétendait Enrequita Marti. Une femme l’a reconnue comme la personne ayant enlevé son enfant 6 ans avant son arrestation en usant d’un stratagème pour s’occuper de l’enfant alors que la femme était affamée après un périple pour atteindre Barcelone.

Victimes

Indéterminé et + de 12 victimes certaines pendant plus de 20 ans.

Peine

Enrequita Marti a été détenue à la prison Reina Amalia en attente de son jugement. Celui-ci n’aura pas lieu car elle a été battue à mort par deux autres co-détenus le 12 mai 1913.

Références

Liens : http://www.suite101.com/content/enriqueta-marti-spanish-female-serial-killer-a155849 http://www.elpais.com/articulo/portada/vampira/carrer/Ponent/elpeputec/20060101elpepspor_15/Tes http://www.youtube.com/watch?v=rzn_ozv8Ogo Bibliographie : La mala dona, Marc Pastor. ISBN 9788498672176  Vampiros: mito y realidad de os no-muertos, Miquel G.Aracil. ISBN 9788441412422  Los diarios de Enriqueta Martí by Pierrot. ISBN 9788496106628  El misterio de la calle Poniente by Fernando Gómez. ISBN 9788483746738