Aloïs Brunner

Naissance :

Nationalité : Allemagne

Profession

Officier SS, chef du camp français de Drancy et collaborateur d'Eichmann dans la déportation des juifs.

Infractions et Crimes

Crime de guerre - Crime contre l'humanité

Mode Opératoire

Aloïs Brunner rejoint le parti nazi en 1931, alors âgé de 19 ans. Il y rencontre Eichmann, qui le considère comme l'un de ses meilleurs hommes. Durant la guerre, il est actif dans l'organisation de la déportation des juifs. D'abord en Autriche, au bureau des affaires juives à Vienne en Autriche en 1941, puis en France, en tant que directeur du camp de Drancy depuis juillet 1942 et enfin en Grèce où il arrive en février 1943 pour organiser la déportation de la communauté juive de Salonique. Dans le cadre français c'est par exemple lui qui cosigne le 14 avril 1944 l'ordre organisant l'arrestation de tous les Juifs de nationalité française restants sur le territoire (orphelinats, prisons, camps de travail, opérations de ratissage dans les campagnes). De même, lorsqu'il était directeur du camp de Drancy, et que sa tâche était d'accélérer la déportation des juifs de France, il fît enlever 352 enfants en août 1944, dont 345 furent déportés. Parmi eux, 284 trouvèrent la mort au camp de Bergen-Belsen. A la fin de la guerre il est muté en Slovaquie où il organise les derniers convois vers les camps d'extermination. Il n'est pas inquiété après la chute du nazisme et en 1954 il part pour la Syrie, où il sera embauché, en 1971, comme conseiller du gouvernement d'Hafez el-Assad. C'est cette même année qu'il est condamné à mort par contumace en France. Traqué par les services secrets israéliens, des chasseurs d'anciens nazis (dont Wiesenthal), ainsi que par Interpol à partir de 1987, il ne sera pourtant jamais retrouvé. Plusieurs rumeurs font alors état de sa mort, ce qui sera contredit par des journalistes allemands. Le 2 mars 2001, Aloïs Brunner est condamné à nouveau en France par contumace pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, mais cette fois à la détention à perpétuité.

Victimes

Dans ses fonctions il est directement responsable de la déportation de 47 000 juifs autrichiens, 43 000 juifs grecs et 25 000 juifs français ou résidents en France et 13500 Juifs slovaques.

Peine

Du fait de sa non-capture Aloïs Brunner n'a jamais purgé sa peine. Sa mort n'est toujours pas confirmée aujourd'hui.

Références

Liens Didier Epelbaum, Alois Brunner. La Haine Irréductible, Calmann-Levy, 1990 Article de libération sur le procès de Brunner : http://www.liberation.fr/societe/0101289867-l-ombre-d-un-nazi-devant-les-assises-alois-brunner-devrait-etre-juge-l-annee-prochaine-a-paris